DSC_0137

L’église Saint Euverte

 

Le monument, du XIIIème siècle, présente tous les caractères des églises gothiques angevines. Il se compose de cinq travées de plan carré et se termine par un chevet plat. Chacune de ces travées est couverte d’une voûte bombée à nervures toriques. Ces voûtes sont, il est vrai, contrairement à ce qu’on rencontre habituellement dans cette école, dépourvues de liernes ; mais il n’en était pas ainsi primitivement, et la trace de ces liernes, qui traversaient les voûtes, se distingue nettement lorsqu’on regarde celles-ci sur leur face supérieure, dans le comble. Les travées sont séparées par des doubleaux en tiers-point, à section rectangulaire, qui retombent sur des piliers engagés flanqués d’une colonne et de deux colonnettes. Les chapiteaux ornés de crochets dans les dernières travées, qui remontent à la première moitié du XIIIème siècle, présentent dans les premières (abstraction faite des restaurations modernes) une décoration de feuillage un peu plus récente. Le choeur est éclairé par de hautes et étroites fenêtres en lancette ouvertes latéralement et par un triplet percé dans le chevet. Les fenêtres de la nef placées plus haut ont leur ébrasement coupé par le formeret. Une petite baie en plein cintre, au nord de la troisième travée, est peut-être un vestige d’un édifice plus ancien.

Cette travée est flanquée au sud par une chapelle contemporaine de l’édifice, couverte d’une voûte à huit nervures toriques, retombant sur de petites têtes sculptées et contrebutée par deux arcs très épais.

A l’extérieur, les murs sont couronnés d’une corniche à modillons, dont quelques-uns sont sculptés de figures d’hommes et d’animaux. L’édifice est flanqué à l’ouest d’un clocher de la fin du XIIIème ou du début du XIVème siècle, terminé par une flèche de charpente relativement moderne. Il abrite au rez-de-chaussée un porche, ouvert primitivement sur ses trois faces et couvert d’une voûte d’ogives retombant aux quatre angles sur d’élégants faisceaux de colonnettes aux chapiteaux sculptés de feuillages. Une tribune occupait jadis le premier étage.

Le comble, sauf sur la première travée, où elle a été refaite postérieurement, et sur celle du choeur, où elle a été remaniée, possède encore sa charpente d’origine.

MOBILIER.

Un bénitier sous le porche est creusé dans un chapiteau octogone du XIIIème siècle orné de crochets de feuillage. L’église possède une belle chape en soierie du XVIIIe siècle, à décor de fleurs broché sur fond vieux rose, et une petite peinture (Déposition de croix) de la même époque

.

BIBLIOGRAPHIE. Marcel AUBERT, L’église de Villeherviers, dans le Bulletin paroissial de Villeherviers.

En 1963, l’abbé Rodet nous révèle dans  » l’Echo de la Sologne  » que des peintures murales étaient encore apparentes.Elles ont aujourd’hui disparu ou sont recouvertes d’un épais badigeon. Il semblerait, qu’autrefois, l’église ait été entièrement décorée de ces peintures. A l’époque elles n’étaient pas datées et leur auteur inconnu. Des modillons sont visibles sur les corniches des premières travées de la nef et les chapiteaux sont ornés de décors sculptés.

Elle a aussi l’avantage d’avoir conservé pour une grande partie sa charpente du 13ème siècle et de posséder l’un des rares clochers porches médiévaux de Loir et Cher ( comme à Saint-viatre, Châtres sur Cher ou Saint Aignan sur Cher ).

L’édifice mesure extérieurement 38 mètres de longueur pour une largeur de 8 mètres. Le clocher de 5 mètres par 5 mètres au sol atteint 32 mètres de hauteur et les murs ont une épaisseur moyenne de 0,75 mètres.

En 1824, l’église était placée au milieu du cimetière et la route de Langon contournait l’enclos.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *